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Mode d’emploi

Le potentiel touristique

La France est la destination favorite des camping-caristes européens qui apprécient la beauté et la variété de notre pays dans lequel la pratique du camping-car est agréable et aisée. Le développement du camping-car pose néanmoins des questions aux collectivités en termes de circulation, de stationnement et de séjour. Le Comité de Liaison du Camping-car souhaite répondre à un maximum de ces interrogations avec la préoccupation de concilier développement local et accueil du camping-car.

Mother and daughter traveling in Yukon and Alaska.

 

Un loisir dans l’air du temps

Le camping-car est un véhicule de loisirs entièrement autonome qui permet de voyager tout en se sentant chez soi. Ce tourisme itinérant séduit les séniors mais aussi les familles qui apprécient de voyager sans contrainte et à leur rythme.  Avec 1,6 millions de camping-cars en Europe, la France reste la destination la plus prisée et les communes se sont organisées pour améliorer l’accueil sur leurs territoires avec plus de 4 000 aires de stationnement ou services répertoriées…

1 – DES RETOMBÉES ÉCONOMIQUES LOCALES

Le camping cariste qui sera bien accueilli saura le rendre à la commune, par la consommation qu’il fera sur place car la dépense moyenne d’un occupant de camping car est de 30 euros par jour lors de ses voyages.

« La dépense locale quotidienne d’un camping cariste est de 30 euros »

Mais dans la grande famille des camping-caristes, deux choses sont légendes, le bouche à oreille et la fidélité, car un camping cariste satisfait reviendra sur les territoires qui l’ont bien accueilli et fera venir d’autres adeptes de ce mode de loisir. Le contraire est aussi très vrai, les communes réfractaires sont connues et sont maintenant boudées par le camping-car qui préférera faire un détour pour aller là où il est bien accueilli… Le commerce local est celui qui correspond au mode de loisir du camping cariste, l’exemple le plus révélateur étant le réveil du matin, au cœur du village, où le plaisir d’aller chercher le pain frais chez le boulanger local est évident et indissociable de la pratique d’un tourisme itinérant. Les commerces de bouche, ainsi que tous ceux de proximité (maisons de la presse,…) sont d’ailleurs plébiscités par les campings-caristes.

2 – UN POTENTIEL DANS LA FRANCE ENTIÈRE

Le camping cariste voyage beaucoup, il passe d’une étape à l’autre, il n’a pas un lieu de villégiature mais rayonnera dans une région, il pourra même s’arrêter pour faire étape le long de sa route. Les régions littorales sont les plus fréquentées par les touristes de manière générale et les besoins en terme d’accueil restent nombreux. C’est la France des terroirs, aux alentours des grandes voies de communication qui représente un potentiel important. Les camping-cars convergent de l’Europe entière vers la France et le sud de l’Europe, et les régions traditionnellement touristiques sont souvent connues. On se tourne vers le retour en force du tourisme vert, rural, à l’intérieur des terres. La plus petite des communes pourra valoriser son territoire comme la plus grande trouvera aussi un intérêt en augmentant son attractivité vis-à-vis de ces touristes d’un nouveau genre.

« La plus petite des communes peut valoriser son territoire avec l’accueil du camping-car »

Tout le monde y gagne
  1. Les camping caristes,
    La devise de nombreux camping caristes étant « Je voyage en camping car et je consomme local quand je suis bien accueilli…», ils sont les premiers à pouvoir parler de l’intérêt d’être bien accueilli, mais aussi de leur attitude une fois sur place.
  2. Les élus locaux,
    Par la valorisation du territoire, le développement d’un nouveau mode de tourisme sur la commune, la croissance de la fréquentation des sites et du patrimoine, le respect des bonnes pratiques et de l’environnement, la préférence donnée à la consommation de proximité, le camping-cariste occupe une place incontournable au cœur du développement local.
  3. Le commerçant ou le restaurateur local,
    Parce que le camping cariste est un bon touriste, qui apprécie les visites mais aime surtout s’imprégner du terroir, il recherchera les produits typiques et les spécialités culinaires. Voyageant toute l’année, il permet de soutenir la vitalité des commerces également hors saison.

Les 5 étapes

Étape 1 : Les besoins

Les deux besoins primaires du camping cariste sont très simples mais ils sont néanmoins nécessaires :

  • stationner de jour comme de nuit
  • accéder régulièrement et sans contrainte à une aire de services.

 

Le stationnement

Rechercher un stationnement sur la voie publique à partir duquel on peut faire ses courses, aller au restaurant ou visiter des sites touristiques.
Rechercher un stationnement pour y passer une nuit ou deux. C’est alors une aire stationnement qui peut être envisagée, cet espace aménagé permettant aux camping caristes de faire une étape de 24 à 48 heures, il est idéalement situé dans un endroit calme, paysager et à proximité des commerces et du centre ville.

L’aire de services

L’autonomie d’un camping-car étant limitée à deux ou trois jours selon l’utilisation et le nombre d’occupants, cela rend nécessaire le ravitaillement en eau propre ainsi que la vidange des eaux usées et des toilettes chimiques. Le camping-cariste a donc besoin de trouver des aires de services sur son parcours. Une aire de service est une station sanitaire équipée d’une plateforme artisanale ou d’une borne de services industrielle multifonctions permettant de vidanger les eaux usées et les eaux noires, mais aussi de s’alimenter en eau. Une aire de services n’est pas destinée au stationnement.

Étape 2 : Le stationnement

Une heure, une journée ou plusieurs jours… les besoins des camping-caristes sont variés

Quelques places en centre ville

infographie-aire-de-stationLa grande majorité des camping caristes fréquentent le commerce de proximité, plus de 30% vont au restaurant une à plusieurs fois par semaine… Mais ceci n’est possible que s’ils trouvent à stationner.

Pour faciliter le stationnement des camping-cars qui traversent un village et ne peuvent que très rarement se stationner, il est conseillé, quand cela est possible, de prévoir quelques emplacements d’une quinzaine de m2, donc un peu plus grand que pour une voiture légère. Afin de mettre en avant cette initiative, n’oubliez pas de signaler la présence de ces places spécifiques à l’entrée du parking ou au niveau de celles-ci le long de la route…

Réaliser une aire de stationnement

L’aire d’accueil pour camping-cars se distingue d’une place de parking par le fait qu’elle offre les conditions requises pour y passer la nuit et qu’elle est dédiée au camping-car, elle est particulièrement adaptée au stationnement de 24 à 48 heures.

On limitera les places afin d’éviter la concentration des véhicules, la démarche serait idéale si l’on recensait les différentes aires susceptibles d’accueillir 6 à 12 véhicules, et, selon les besoins de la commune, il peut être profitable de réaliser différentes aires de petites tailles plutôt qu’une grande aire unique afin de ne pas ressentir la sensation de regroupement.
L’implantation doit être paysagère, située dans une zone calme, mais à proximité des commerces et centres d’intérêts

Sur le site, les emplacement en épis son pratique, de 4,5m sur 8m environ, sur un sol stabilisé, dans un environnement éclairé. Il est préférable d’équiper l’endroit de conteneurs pour les déchets et d’une aire de services, mais aussi d’un panneau d’informations touristiques, et pourquoi pas de tables et bancs de pique-nique, de sanitaires, d’aire de jeux pour les enfants. L’aire d’accueil doit être signalée pour qu’elle soit vu et qu’on s’y dirige facilement depuis les principaux axes de la commune.

Étape 3 : Installer une aire de services

 

Principes généraux

 

  • La vidange des eaux usées,
    Ce sont les eaux de vaisselle et de la salle de bain. C’est une vidange qui s’effectue souvent à partir d’un robinet, une vanne ou une trappe situés sous le véhicule et directement au sol, au dessus d’une grille prévue à cet effet.
  • La vidange des eaux noires,
    Les réservoirs mobiles doivent être vidés puis rincés et peuvent être transportables jusqu’au point de vidange. Il y a généralement un bec verseur sur les consoles actuelles, ce qui permet de l’introduire directement dans un tube ou un réceptacle.
  • Le ravitaillement en eau,
    Les besoins vont de 50 à 150 litres au plus, et ce tous les 2 à 3 jours. Un robinet suffira pour cela, il peut être fileté mais aussi à poussoir pour éviter le gaspillage. Il faut toutefois distinguer deux robinets d’eau différents pour des raisons d’hygiène.
    Pas de stationnement immédiatement à cet endroit, mais on peut prévoir une place pour un véhicule en attente.
borne-services

 

L’aire de service artisanale

Simple à réaliser, cette aire nécessite : une plateforme cimentée à 2 ou 4 pentes, une grille d’évacuation des eaux usées au centre des pentes, une arrivée d’eau potable (filetage), une évacuation des eaux noires (grille différente), un robinet sans filetage pour le rinçage des cassettes WC avec une mention « eau non potable », un système de rinçage de la plateforme et un container destiné aux ordures ménagères.

 

L’aire de services industrielles

Des industriels proposent des bornes multiservices prêtes à l’emploi. Le coût d’une telle réalisation varie selon l’équipement de 7000 à 15000 euros.

Liste des société proposant ce type de service :

Étape 4 : Financer et rentabiliser

Aides au financement

Les communes ou communautés de communes peuvent faire appel à plusieurs types d’aides mises en place pour le cofinancement de leur projet, principalement via le département par l’intermédiaire du Conseil Général ou des Comités Départementaux du Tourisme, soit dans le cadre du contrat de Plan Etat/Région, de grands projets européens. Ces aides se présentent sous la forme de cofinancements et sont différentes selon les départements, elles peuvent ne concerner qu’une période limitée ou un projet-cadre mené ponctuellement sur un territoire en particulier.

Pour toute demande de financement, il faudra disposer au préalable d’un dossier comprenant :

  • Le descriptif détaillé des équipements et services prévus ainsi que la capacité d’accueil (pour la partie stationnement);
  • Un devis détaillé décrivant la nature et le montant des investissements;
  • Délibération de la collectivité maître d’ouvrage approuvant le projet et son plan de financement;
  • Justification du choix du lieu d’implantation en tenant compte des attentes de la clientèle camping caristes et des choix d’aménagement de bourg;
  • Descriptif de la signalétique (panneaux);
  • Avis du CAUE du département concerné et des architectes des Parcs naturels pour les communes concernées;
  • Plan de situation, et tout autre plan permettant de mettre en valeur l’aménagement paysager en démontrant le souci d’intégration dans son environnement et de préservation de la qualité du site.

 

Le choix de la tarification

S’il est simple et peu coûteux de réaliser quelques places en centre ville pour faciliter le stationnement, certains projets demandent un investissement important de la commune qui s’y retrouvera par les retombées indirectes mais qui peut aussi y voir une rentabilité directe.

Gratuit ou payant ? C’est une question à laquelle il faudra répondre, selon l’attractivité de votre commune, le coût de l’installation mise en place, les services apportés…Car les camping caristes sont généralement prêts à payer une somme raisonnable en échange de véritables services. Mais il est important de trouver le juste prix pour tout le monde, afin que votre installation garde une attractivité importante. Le choix peut être fait aussi entre les services, qui sont connus pour être payants (2 à 4 euros en général), et le stationnement que l’on conçoit encore beaucoup gratuitement. Néanmoins, on peut aussi jouer sur la saisonnalité pour le stationnement et le remplissage de l’aire d’accueil, et ainsi ne faire payer qu’en haute saison (4 à 5 euros par véhicules pour 24 heures par exemple), pour accroître la rotation.

La mise en place d’une tarification demande une adaptation en terme d’organisation, matérielle et humaine. Soit un investissement conséquent (barrières et caisses automatiques, horodateurs, gardien sur le site) ou alors le passage quotidien d’un agent municipal (police municipale, régisseur ou employé de l’office du tourisme) afin de récolter la taxe journalière qui aura été votée par le conseil municipal et affichée sur l’aire de stationnement.

Étape 5 : Signalétique et communication

 

SIGNALER

Un équipement, aire de services ou aire de stationnement, non signalé se révèle être un investissement inutile. Les panneaux dotés d’un pictogramme normalisé existent, ayez le réflexe de les installer à l’entrée des villes (afin d’indiquer que la ville est équipée) mais aussi par un fléchage à partir des axes ou carrefours principaux.

INFORMER

Informer rapidement de l’existence d’un accueil spécifique au niveau de l’office du tourisme, mais aussi des relais pour tous les camping-caristes français et étrangers : guides de la presse, carte des aires de France et principaux sites web spécialisés.

  • Editions LARIVIERE – Le Monde du Camping Car – tel : 01 41 40 33 10 fax 01 41 40 32 50 camping-car@editions-lariviere.fr- | Immeuble Sirius – 9, allée Jean Prouvé – 92587 CLICHY CEDEX
  • MOTORPRESSE FRANCE – Camping Car Magazine – tel : 01 41 37 37 fax 01 41 33 47 67 12, rue Rouget de Lisle – 92442 ISSY-LES- MOULINEAUX

Sur l’aire de stationnement comme au niveau de l’aire de services, il est aussi très utile de poser un panneau d’informations touristiques et de celles diffusées par les commerçantes avec plan et adresses utiles de la commune, mais aussi réglementation du stationnement dans la commune (s’il en existe une), informations sur les localités voisines ou les possibilités de stationnement dans la région.

Les bonnes pratiques

 

Le camping-cariste français

Avec près d’un million de camping-caristes pour un parc de plus de 436 000 véhicules en circulation, la France est l’un des deux pays européens dont le marché est le plus important. Agé de 57 ans en moyenne, l’utilisateur est généralement un senior actif, respectueux de l’environnement et d’autrui. Il aime maîtriser son budget et dépenser comme il l’entend, vivre à son rythme, pratiquer les activités de son choix, partir à tout moment et choisir son mode de stationnement sur la voie publique dans le respect du Code la route et du Code des collectivités territoriales.

Mother and daughter traveling in Yukon and Alaska.Il voyage avant tout en France et séjourne 77 jours hors de son domicile, généralement pour de courtes périodes.

Le camping-cariste ne reste que peu de temps au même emplacement, il est avant tout itinérant et sera sensible aux initiatives et équipements qui permettront de l’accueillir.
Le camping est un moyen d’hébergement occasionnel (20% des camping caristes ne s’y rendent jamais), selon que l’on veuille jouir des activités et services offerts sur place. L’hôtellerie de plein air, comme toute autre initiative d’accueil des camping-cars sur le domaine privé est un complément de l’offre proposée par les communes.

 

 

La charte de bonne conduite

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